[ Maison Ikkoku ]

[ Maison Ikkoku ]

« Maison Ikkoku » est une comédie sentimentale écrite par Rumyko TAKAHASHI, l’une des mangaka (eh ! eh ! encore un coup des filles ! ^_^) les plus célèbres de la planète, auteur précédemment de Urusei Yatsura (Lamu en VF) et ensuite du non moins célèbre Ranma ½. Ce manga a été publié dans un comics hebdomadaire au japon de 1980 à 1987 avec un succès à tel point retentissant qu’un anime a été réalisé (diffusé là-bas de 1986 à 1988) alors que le manga n’avait pas été achevé ! Ceci obligea d’ailleurs sans doute l’auteur à accélérer quelque peu l’intrigue vers la fin du manga ;o).Un film live (avec de vrais acteurs, beurk !) a également été réalisé mais semble décevant d’après les fans, ainsi qu’une OAV et quelques videos qui restent inédits en France (et aussi de votre serviteur ^_^ !). En 1995, aux USA, ce produit non-hollywoodien recevra le prix de la meilleure anime de l’année ainsi que celui du meilleur designer, Akémi TAKEDA (Max et Cie avec la belle Madoka…, Pat labor,..), c’est tout dire ! Z’avez qu’a traîner sur le webring de maison ikkoku pour voir le nombre de sites consacrés à cette série et vous verez qu’ils y en a beaucoup qui sont aussi impartiaux que moi (arf !).…

En France c’est l’anime (Juliette je t’aime en VF par AB productions) qui arriva la première. C’est un anime assez proche du manga avec 96 épisodes d’environ 22mn…quand il n’y a pas trop de censure (ABeurk ! censurer juliette, nan mais vraiment j’vous jure !). Le succès fut aussi au rendez-vous chez nous puisqu’il fut diffusé 3 fois (1989,91,92, j’le sais, j’y étais !) en intégralité par le club Dorothé en seulement 4 ans! C’est dingue nan ? Depuis décembre 2000, et bien que le style soit un peu « vieillot » selon certains (m’enfin ! ?), les éditions Tonkam ont débuté la parution de ce manga en VF :o)))…Pardon ? Vous ne connaissez pas l’histoire ? Comment est-ce possible :o( ? Bon alors…… Imaginez…… une vieille pension pleine de charme avec 6 chambres (plus celle du concierge), avec WC et bains uniques, et isolée phoniquement comme du papier à cigarette (beurk !) bref, une grosse promiscuité !….. Imaginez que cette maison ikkoku (la « maison d’un moment » en japonais) est en haut d’une colline, au bout d’une rue escarpée où tant de chose peuvent se passer…

Imaginez que se greffe par dessus un prof de tennis plein aux as et séducteur avéré qui la drague aussi (Shun) mais ne supporte pas les chiens (peut pas tout avoir !)…et qui est lui- même courtisé par une dingue des chiens (Asuna, elle en a.. pffou !) Imaginez une autre jolie fille (Kozue) qui pense être la petite amie de notre étudiant (alors que pas du tout !), une collégienne (Ibuki) qui se jette dans son lit dès qu’elle le peut (o_°) et une grand-mère qui n’hésite pas à en remettre une couche….ou deux…ouf ! C’est le foutoir hein ? Eh ben C’EST TOUT A FAIT CA ! Et puis ensuite, ils………NAN ! Pas question ! Je vais quand même pas vous gâcher ce pied ! (C’est de la trop bonne !) Il faut le voir pour l’aimer, aimer le lire et le lire pour aimer le voir…C’est plus un triangle amoureux, c’est un vrai pentagone tétraédrique ! Et que je nous disputons, et que je nous réconcilions, nous inquiétons, nous pleurons, nous taquinons, surveillons, embrassons , proposons, aimons, marions ! Et je vous passe les situations rocambolesques et vaudevillesques dans lesquelles ils se mettent ! Mais attention, c’est pas du shojô à la Candy ni du feuilleton télé genre feux de l’amour (beuaaark !).

Alors pourquoi un tel succès ? A mon avis, parce qu’il s’agit d’une chronique de la vie de tous les jours, celle de maintenant ou d’il y a 50 ans, avec des personnages réalistes dans lesquels peuvent se reconnaître la plupart d’entre nous, quelque soit nos âges (si ! si ! je sais de quoi je parle !). Ces personnages sont très attachants, et plus ils sont mis à l’épreuve dans les situations abracadabrantesques (c’est pas français ? °_°), plus on éprouve de l’empathie pour eux (voire plus ;o)..).La durée d’élaboration du manga est telle (7 ans !) que les personnages changent, mûrissent, s’adaptent, évoluent.. ce qui renforce d’autant l’intérêt initial. Et puis Kyoko elle est tellement joliiiiie ! ^_^.

L’auteur est si habile dans les relations entre ses personnages qu’elle n’a même pas besoin d’une dose de fantastique (pas de super pouvoir ni de magie quoi !). Elle avoue d’ailleurs s’être inspirée du temps où elle était étudiante, vivant dans une pension (tiens,tiens…o_° !). Elle n’hésite pas a louer la persévérance (t’as raison ! 7 ans !) et que ce n’est pas parce qu’ils te mettent des bâtons dans les roues, que tes amis n’en sont pas de vrais et qu’ils ne t’aident pas a avancer dans la vie (m’enfin, ils sont casse-pieds quand même ^_^ !).

 

Il faut ajouter que Rumyko TAKAHASHI aborde finalement dans maison ikkoku des sujets assez sérieux comme l’indépendance de la femme et le statut de la veuve au japon (c’est pas top !), les mariages arrangés (si ! si ! y’en a !), et d’autres encore, et évoque ainsi ce qui pourrait être selon elle l’idéal de la femme japonaise d’aujourd’hui (c’est bôô, nan ?). Et puis, contrairement à Lamu ou Ranma, maison ikkoku a une FIN. Une VRAIE FIN, où tous les protagonistes (ou presque) ont leurs places. Et en plus, si on est (un gros chouïa) triste de les quitter, on y va de sa (petite) larme car cette fin, elle est boooonne ! !

 

 

 

 

 

Publié la première fois sur 2i en 2/03/2001 par BAF

 

httpv://www.youtube.com/watch?v=WnsOMYEjYKA

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