HONEY FLASH !!!!!!!!!!!!! La guerrière de l’amuuuuurrrrr !

Aux fans : ne soyez pas étonnés que je prenne le nom francisé de la série : il s’agit juste de ne pas confondre avec la série d’OAVCréée en 1973 par Gô Nagai (Goldorak, Devilman), Cutey Honey n’est pas une simple série avec une fille à forte poitrine, mais une véritable révolution dans l’animation japonaise. En effet, la femme faible et sans cesse harcelée par le méchant était monnaie courante dans le manga en général. Go, véritable agitateur, décide de briser cette convention en créant une femme non seulement affriolante, mais qui prend son destin en main.
Notre histoire commence par un jour comme les autres au lycée où vit Cherry. Elle est belle, intelligente, bien qu’un peu délurée. Mais alors qu’elle suit un cours bien ennuyeux, elle apprend que son père, le professeur KISARAGI est agressé dans son laboratoire. Une fois sur place, Cherry apprend de la bouche de son père la vérité sur ses origines : elle n’est pas humaine. Créée par le professeur, elle est chargée de déjouer les plans du clan Panthéra, une organisation criminelle, qui cherche en vain depuis des années à voler la création du professeur : l’AEC (condensateur d’éléments atmosphérique). Ce que l’organisation ignorait, c’est que l’AEC est dans le corps de Cherry. Pour combattre l’Organisation, Cherry peut compter sur l’AEC. Cette machine, en effet, lui permet de se transformer à volonté en coureur automobile, chanteuse, hôtesse de l’air, et d’acquérir les compétences requises, et ce au simple cri de  » Honey Flash ! « .
Bien sûr toutes les tenues sont aussi échancrées et suggestives les unes que les autres, ce qui n’est pas sans créer le trouble chez un journaliste qui s’est pris d’amour pour elle. Celui-ci se retrouvera au fur et à mesure des épisodes pris au piège de l’Organisation, donnant du fil à retordre à Cherry. Pour finir ce tableau, il convient de parler aussi du frère et du père de ce sémillant journaliste. Remarque importante : le père est la réplique exacte de Rigel, dans Goldorak.

 

Les méchantes dans Cherry Miel ont une grande importance, non pas que sans eux il n’y aurait pas d’histoire (quoique), mais elles sont aussi cruelles que spéciales. Elles sont en effet un mélange de félin et de femme, ce qui les rend très sensuelles, et finalement assez fascinantes. On sent que Gô s’est vraiment amusé à les créer. On en vient presque à regretter qu’elles soient les ennemies, car on aimerait pouvoir profiter d’elles plus longtemps.Réalisée en 1974, cette série est considérée comme culte au Japon, car a marqué un tournant dans le dessin animé. En effet, les formes rebondies de l’héroïne ont réveillé bien des idées chez les jeunes garçons pré-pubères, à une époque où les filles de manga étaient souvent aussi plates qu’une limande, et disons-le tout net, complètement niaises. Il faut dire que le staff est prestigieux : Gô NAGAI à la création, et Shingo ARAKI (Saint Seiya) au design, et cela se remarque un peu. Les musiques très  » tendance  » de l’époque sont signées Takeo WATANABE, connue chez nous pour avoir composé l’inoubliable chanson de Candy. Mais ce que Cherry Miel a de plus fascinant est l’ambiance lesbienne omniprésente dans la série, bien que moins présente dans le manga. En effet, Cherry doit repousser les attaques virulentes de ses professeurs qui voient en elle une charmante poupée qu’elles aimeraient bien cajoler dans leur lit. Et Cherry met cet état de fait à profit, en jouant toujours de ses charmes pour s’enfuir en douce de l’école.

Série audacieuse pour l’époque, Cherry Miel mérite que l’on s’attarde dessus (la série, pas la fille, pervers !!) : personnages hors du commun, histoires amusantes, décors complètement psychédéliques, et musique beatnik à souhait. Cela n’est malheureusement pas le cas des OAV de 1994, qui n’a retenu de l’œuvre originale que les transformations aguicheuses et la violence de certains combats. Dommage.
MANGAS (gloire à eux), devrait pouvoir proposer cette série avant la fin de l’année 2001, dans son intégralité.
Année de production : 1973

Studio de production : TOEI Animation

Auteur : Gô NAGAI

Réalisateur :Tomoharu KATSUMATA

Character design :Shingo ARAKI

Scénario :Masaki TSUJI/ Keisuke FUJIKAWA

Musiques : Takeo WATANABE

Duke Fleed

(Publié la première fois le 15/05/2001 sur 2nd-impact.com)

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