« Parlons jeux video » – Monsieur Truc, l’article trop cool

 

Gameboy

 

Monsieur truc c’est parti pour l’article le plus cool du temps. Une analyse profonde, sémantique et subtile. C’est parti pour 47 minutes de batterie, un texte sans filet qui va plus loin qu’un blog. Aucune envie d’écrire, mais plutôt une vrais envie de trouver des mots à un phénomène: « Parlons jeux vidéo ».

premier_jeu_videoAu plus profond de ma mémoire, les deux mots « jeu vidéo » ont été pour moi un mystère. Un livre ouvert à des univers facilement pénétrables pour quiconque possédant une imagination. Quand vous étiez petit, un rond, une barre centrale et 4 perpendiculaires formait un « Monsieur ». Pas étonnant que 6 pixels forment plus tard une pieuvre, et fassent germer des projets fous et hétéroclites dans la tête des programmeurs (ou plutôt bidouilleurs). La feuille de papier blanche est remplacée par un écran noir (ou même vert). Les crayons de couleurs par des lignes de codes et des microprocesseurs.

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Ce qui m’étonnera toujours, c’est le premier jeu vidéo: le tennis. Un jeu de balle. Finalement, j’ai compris. Le jeu le plus débile (donc forcement le plus addictif)et amusant reste, et restera, le jeu de balle. Je crois qu’il n’y a aucuns pays au monde ou il n’y a pas un tel jeu. On shoot dans le ballon, on tape dans une baballe, on frappe la boulette, et jète le caillou, on matraque la boule et on entrechoquent les boules. Quoi de plus naturel de vouloir reproduire le jeu le plus primaire et addictif. De plus, la trajectoire d’une balle (niveau Première Scientifique) c’est facile et fascinant à reproduire! Bon ok, le faire sur une oscilloscope il fallait oser. Mais voir un p’tit point lumineux se déplacer, rebondir, sauter et s’arrêter à autant d’impact sur un écran que dans la vrais vie. Bingo, le jeu vidéo est né: le plaisir, le jeu et l’imagination (rajouter à cela un 4ème facteur souvent oublié: la surprise! Car quoi de plus surprenant de découvrir quelque chose que vous n’aviez JAMAIS vue.. et c’est ça le bonheur du multimédia entre 1970 et 2000, la Dé-Cou-Verte)

titleQuand j’avais 6 ans, notre première console fût la Sega Master System. Un bloc tout noir en forme de vaisseau de l’Empire à la Darkforce. Avant cela, j’avais eu la chance de m’essayer à la programmation et au jeu grâce à mes parents, mon frère et ma soeure. Ma maman qui travaillait au côté du maire de Baudrière, avait récupéré de veilles machines inutilisées de l’école: le TO7. Bordel! Çà s’était de la bécane! Avec son stylo optique, il envoyait paitre la Wiimote à 100 lieux. Graphisme primaire, lecteur de cassette à bande intégré, logiciel de dessin, de programmation, éducatif et mes premiers jeux d’aventures (je crois n’avoir jamais réussi à passer un seul screen d’ailleurs). Je me souviens très peu des jeux, car notre but à nous, c’était surtout d’en fabriquer. C’est là que mon frère entre jeu. Véritable surdoué des mathématiques et des échec à 12 ans, il fît très rapidement ces premiers pas en programmation.

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init_to7A peine un an plus tard, notre appétit pour les jeux étaient bien trop grand pour être rasasié par une si veille machine de Thomsom. Sous les conseils avisés de mon frère; ma soeure et moi le rejoignîmes afin de regrouper nos étraines de noël, et nous faires offrir pour noël 89: la Master System! Alex Kid, Olympic Summer Games, The Ninja, Sonic, Bank Panic… les VRAIS jeux apparurent devant nos yeux. Avec des vrais histoires, et des couleurs.. pleins de couleurs. Je découvris des univers inconnues, allant du Japon aux États-Unis en passant par le médiéval-fantastique.

atariste2 ans plus tard, nous eurent le bonheur de connaître l’informatique. Mon père et mon frère ramenèrent ensemble un samedi en fin de mâtiné d’un belle journée d’hiver, l’Atari 520 STE. 3ème claque de ma vie. La sourie à boule, le joystick qui fait clic dans les angles, la disquette 3″1/2, les icônes, et les premiers.. Pirates!! Hahaha!!! Matelos, en 1991, je peux te certifier qu’il y avait plus de disquettes qui tournaient dans les cours d’école et dans les bureaux que aujourd’hui de CD gravés. Maupiti Island, Fascination (la découverte du sexe), Operation Stealth, Major Motion, Nebulus, The Gobblins, MAZE (mon premier jeu en 3D!), Epic (mon premier Space Opéra), Another World, Street Fighter, Rick Dangerous, Lotus, Enchanted Land, Speedball 2, Kick Off ou encore Lemmings. Des jeux, il y en avait des TONNES. On les faisait tous, de A à Z, et pendant des heures durant. Mais la magie de l’Atari STE, c’était aussi le bonheur de pouvoir composer de la musique (les prises MIDI intégrées!! wow! Sound Tracker! Cubase!), les logiciels de dessins extrênement complet, les premiers éditeurs de vecteurs, de fractales ou encore les jeux de société. Quelle bécane. On l’avait boostée en RAM et on lui avait même acheté un deuxième lecteur de disquette. Fastcopy a tourné à 100% deux mois durant. J’ai omis de dire qu’en 1992, je reçu pour noël le plus beau des cadeaux de la part d’un de mes oncles: une Game Boy (690 francs avec Tetris à l’époque!!).

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mana_3*Clap* Aïe. Ca ne s’arrête donc plus? Et bien NON. Puis qu’en 1993, nous avons pour noël la Super Nintendo. Notre voisin qui était un passionné possédait cette bécane, et nous, on en revenait pas des jeux: encore plus fluides, encore plus colorés et hyper jouables! Street Fighter 2 Turbo avec les engeulades frères et soeures, les partis endiablés de Mario All Stars, l’envolé dans l’espace de Starwings, le superscope (quelle objet de fou!), Zelda 3, Secret of Mana, Legend, Syndicate, Cool Spot, etc etc.. Mon dieu, que d’heures passées devant notre écran.

En 1995, mon cousin, qui adorait les jeux vidéo lui aussi, avait fait venir d’Allemagne la Sony Playstation. Avant même sa sortie en FRANCE! Une semaine plus tard, il en fait le tour, et me propose de lui racheter pour la somme coquette de 1200 francs. Banco. Battle Arena Toshinden. Je ne comprends pas qu’il ne soit pas devenu THE jeu de baston. Les suites ont toujours étaient minables, dommage. Ridge Racer, le premier jeu de bagnol en 3D qui en jetait! J’enchainais les hit en tout genre, sauf que à 12 ans (nous sommes en 1996), j’achetais Resident Evil de Capcom sous les conseils avisés d’AHL, Cyril Drevet et les autres mags d’époque (Playmag! c’était bon !). AIE. Erreur!12 ans, jeune, originaire d’un petit bout de campagne… Je suis traumatisé. Le jeu ne me déplais pas, mais les sensations sont trop fortes.

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resi1psx_001_largeMoi et ma soeure HURLONS à chaque chiens qui vient briser le vitrail du chateau dans lequel nous sommes enfermés. Le choc est tel, que je revends ma PSX en apprenant au même moment que Nintendo sortait en Europe son ovni pré-boudé: La Nintendo 64. Alélouhia! Mario est beau, en pleine forme même. Mario Kart est génialissime.. Zelda Ocarina of Time.. grandiose! J’avais trouvé MA machine. Les nuits entre amis sur Goldeneye, mes trips sur Twist Cameleon, les délires sur Pilotwings, halala.. que de souvenirs. De BEAUX souvenirs. Mais aussi des déceptions, je voulais des jeux d’arcades, et des simulations automobiles: mais malheureusement… j’avais rien, de rien. Ou plutôt que des grosses daubes injouables, molles, lentes…

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3dfxEntre temps, le PC fit son apparition dans notre foyer. 486 DX 64, puis DX 128, puis AMD, Pentium, etc. etc. Je me souviens surtout de notre premier lecteur CD ROM sur PC. Livré avec le jeu Sam & Max (voix française excellentes!). Notre première 3DFX, avec Moto Racer, et notre première Soublaster 32 Midi, avec le Casio Toner Bank.

Après la Nintendo 64, ce fut déjà un retour à la Super Nintendo et l’Atari ST (étrange non?). Puis une très longue période PC avec l’arrivé de l’internet chez nous en 1998. J’allais découvrir la joix de Freesurf puis d’Aol illimité. J’ouvrit un site sur Baudrières, puis un site sur Zelda (zeldasecret.fr.st), un site sur Evangelion (Evalegend.com), un site sur les manga/animé et Japon (2nd-impact.com) et enfin sur… moi même (le CV en ligne, c’est pas cool, ça marche pas). Je découvrit le jeu en ligne sur GOA avec T4C, et d’autre tueries vidéo-ludique.s Bref, je vivais avec mon temps!

t4c

sega_dreamcast_whiteAu lycée, je passais au cap suivant, avec l’achat de la Dreamcast. Shenmue, Chu Chu Rocket, Jet set Radio et tous les hits en puissance ultra fluide… Quelle bonheur de jouer (et même encore rejouer) à ses jeux. Je n’ai jamais acheté de PS2, j’ai boudé Sony qui avait coulé SEGA et NINTENDO. Puis arriva la GBA, puis la NDS, la Wii… et

aujourd’hui, je suis retourné chez Sony. Avec pour moi LA plateforme ultime: la Playstation 3.

Voilà, j’ai plus de batterie, 43 minutes que j’écris cette articles sans vraiment m’arrêter sauf pour réfléchir et respirer. Une vrais histoire de jeu vidéo vous a été dévoilé. Une histoire commune vous me direz, pour beaucoup d’entre nous… Je me souviens de mon père qui essayait de me décourager en disant « Mais Monsieur Truc, quand tu auras 20 ans, tu ne jouera plus à tout à ces jeux vidéo, et tu sera vraiment malheureux d’avoir dilapidé ton argent ainsi ».

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Aujourd’hui, mon papa n’insiste plus, il a compris que le jeu vidéo va beaucoup plus loin que le jeu de balle… c’est un antidote à la solitude, un remède à la lecture obligatoire, une source incroyable pour notre imaginaire, une vrais évolution dans notre manière d’agir et de ressentir notre monde, ressentir les émotions d’un identité projeté, un soi incarné par un personnage appellé Mario, Rayman, Lara, Snake, Ryu, ou encore John Marston. Et tout ça, on le doit à des studios français, américains et allemands qui n’existent même plus pour la plus-part. Aujourd’hui, le jeu est une industrie, la bande d’érudit qui l’animait a quasiment disparu, vieillit et surtout usé par un système qui les a coulé d’avance: les royalties! Mais ils résident toujours des génies dans toutes ces firmes et ailleurs, des connues, des moins connues, vous, moi, eux. Alors balancez vous, et créez-nous l’avenir du jeu! Action!

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