[ UFO ROBOT GRENDIZER ]

[ UFO ROBOT GRENDIZER ]

Cette présentation n’est bien sûr pas exhaustive.. Mais je ne veux faire ici qu’une présentation générale, afin que les plus jeunes découvrent mieux cette série, et comprennent pourquoi un tel engouement a eu lieu en France.

Apparu en octobre 1975 au Japon, Goldorak s’inscrit dans la lignée des robots géants crées par Gô Nagai en 1972 avec Mazinger Z. En effet, auparavant, les robots étaient dotés d’une âme (comme Astro ou Cyborg 009), ou téléguidés. Avec les robots géants, Gô Nagai révolutionne donc le genre. Goldorak reste une œuvre de commande pour la TOEI et POPY (futur Bandai). De ce fait, Goldorak possède des pieds larges pour faire tenir les jouets debout. Gô Nagai s’inspire de Gatiger, un court-métrage qu’il avait rélisé pour le cinéma l’année auparavant. Si la trame est la même, le design du robot était entièrement à revoir. Ainsi naquit Grendizer. Son arrivée en France se fait en juillet 1978 sur Antenne 2, malgré la rétissence ambiante face à ce nouveau produit venu d’on-ne-sait-où. Afin de la faire passer le plus inaperçu possible, la chaine décide de diffuser Goldorak en été, moment où la télévision est la moins suivie. Mais face à cette série, les gosses se précipitent. Le bouche-à-oreille fonctionne très bien et la série devient incontournable. Tant est si bien que Antenne 2 rediffuse entièrement la série en septembre. Et là, c’est la folie. L’audience est mawimale (100%), les produits dérivés se vendent comme des petits pains. Le disque de Noam se vend à 3millions ½ d’exemplaires. Pourquoi ce succès ?

Tout d’abord, il faut resituer Goldorak dans son contexte. L’Europe et la France ne connaissent avant cette série que les DA de Disney, ou d’Hanna-Barbera (Scoubidou). Rien ne présageait que ce petit monde serait bousculé par l’arrivée d’un robot aux armes invraissemblables, et à l’action ininterrompue. Si certains psychologues se sont demandés quel pouvait être l’impact sur les petites têtes blondes, d’autres dirent simplement qu’il s’agissait d’un chevalier des temps modernes, à l’instar de l’Ivanhoé de nos parents. Ceci dit, cela ne calma pas les instincts chagrins de la majorité, puisque c’est connu : tout ce qui a du succès en France est critiqué. Malgré tout, 52 épisodes sont diffusés, sur 74. Le reste le sera en 1982, pour le grand retour du robot cornu. Le succès sera aussi retentissant qu’en 1978… C’est dire le potentiel de la série, et son impact sur une génération d’enfants.
Pour les quelques personnes qui ne connaissent pas encore bien Goldorak, voici une petite présentation : Actarus (Duke Fleed), prince d’Euphor, arrive sur Terre après l’anéantissement de sa planète par les forces de Véga. il est recueilli par le professeur Procyon, responsable du centre de recherches sur les OVNI. Il en fait son fils adoptif, et tout semble se passer pour le mieux, jusqu’à ce que Véga retrouve sa trace. Actarus doit alors redevenir le guerrier d’autrefois, bien décidé à sauver le Terre qui l’a accueilli.

Il est secondé dans son combat par Alcor (Koji Kabuto). Celui-ci, fraîchement débraqué de SA série Mazinger Z, a du mal au départ à s’habituer à son collègue, toujours froid, et bien mystérieux. Mais en découvrant son secret, Alcor décidera de devenir son frère de sang. Il est d’ailleurs étrange de voir comme Alcor est relégué au second plan dans cette série, alors qu’il a été le héros du 1er grand robot de l’histoire de l’animation japonaise… Puis vient le tour de Vénusia. Elle est au départ le stéréotype même de la fille sans talents ni imagination, toute juste bonne à se pâmer de plaisir devant Actarus. Mais après avoir reçu du sang de notre héros, ses capacités physiques (et mentales) se retrouvent accrues. Elle prend part alors à l’action grâce à son vaisseau, le Vénusiak (comme c’est original). Autre fille, autre style : Phénicia. Elle est la sœur d’Actarus, donc le princesse d’Euphor. Arrivée avec son précepteur sur Terre, elle ignore tout de son passé. Mais le passage de Goldorak au dessus de sa maison, et la mort de son précepteur lui feront se souvenir de tout. Varie tête brûlée, elle ne sait pas obéir, sauf à Alcor, dont elle est attirée secrètement. Pour compléter tout ce petit monde, il faut ajouter Rigel et Mizar, père et frère de Vénusia, qui sont surtout là pour amuser et détendre l’atmosphère. mais j’avoue avoir une tendresse particulière pour le petit Mizar, toujours prompt à aider et servir. Tout cela est très bien, mais il ne faut pas oublier ceux sans qui la série n’existerait pas : les méchants !


Véga se considère comme le grand maître de l’univers. La puissance de ses troupes a réduit en miettes toutes les planètes qui se trouvaient sur son passage. Sans aucune pitié, il est secondé par des adjudants plus sauvages les uns que les autres. Minos, d’abord. Il est le chef du camp de la Lune noire. Très prétentieux, il garde la confiance de Véga jusqu’au bout, malgré ses perpétuels échecs. Minos est double : il possède une âme féminine, Minas. Celle-ci revêt l’apparence d’une sorcière présente dans le visage de Minos, puis partagera son corps. Si Minos aime la force, Minas aime les plans psychologiques. Mais cela ne marche pas non plus très bien. Personnellement, Minos est un des personnages les plus fascinants qui puisse exister, certainement à cause de cette hermaphrodie très présente. Autre personnage haut en couleurs : Hydargos. Présent au début de la série, il enchaîne les Golgoths… et les échecs. Bien que très féroce, il ne réussira jamais à inquiéter Goldorak. Horos : Ah Horos…. il est obnubilé par la science. Tout pour lui se doit d’être calculé, mis en forme, pour ne laisser aucun détail lui échapper… Tout fonctionnerait à merveille, s’il n’oubliais pas à chaque fois un détail, même infime, qui fait tout capoter au dernier moment… Et évidemment, il ne faut pas oublier les Golgoths, les robots de Véga. Ceux-ci revêtent des formes incroyables, toutes plus monstrueuses les unes que les autres.

D’autres personnages existent bien sûr, mais il me semble superflu de tous les citer, afin de ne pas surcharger ce dossier pour le moment.Venons-en aux grands points de l’histoire. Ils correspondent en fait aux agissements de Véga contre Goldorak. La 1ère partie concerne Hydargos. Celui-ci enchaîne les Golgoths, un par épisode, et cela représente donc la partie la moins passionnante de la série. Ce qui est dommage, parce que de ce fait, de nombreuses personnes n’ont pas eu la patience d’attendre la suite… Les personnages sont en effet assez figés, Actarus paraît froid, Vénusia, cruche, Alcor prise de tête… Bref, tout cela semble fade. Mais cela s ‘arrange avec la suite.

La suite donc : Avec l’arrivée de Horos, les choses changent. Actarus, et ses amis, se découvrent plus d’atomes crochus. L’arrivée de l’Alcorak, puis du Vénusiak, permettent de renouveler les histoires. Les mentalités sont plus définies. On découvre alors les doutes, les passions, les désirs d’Actarus. Celui-ci paraît de plus en plus perturbé. Surtout depuis qu’il sait que chaque Golgoth contient l’âme d’un Euphorien. A partir de ce moment-là, chaque destruction de Golgoth représente une peine immense à notre héros.Les affrontements deviennent quand même plus âpres, du fait des stratagèmes d’Horos évoqués plus haut. Mais ce n’est qu’avec l’arrivée des Monstrogoths que les choses vont se corser, pour Goldorak, comme pour Véga. La fin : Les Monstrogoths ! C’est quoi ces bêtes ? Ce sont des monstres mi-bêtes/mi-machines, qui vont poser pas mal de problèmes à Actarus. Ils sont en effet beaucoup plus agressifs et moins prévisibles que les Golgoths. Mais un événement va surtout tout précipiter : l’arrivée de Véga sur la Lune. En effet sa planète, à force d’exploitation outrancière des richesses, est réduite en cendres…

La Terre devient donc le seul refuge pour la civilisation végalienne, une lutte pour la survie. Véga tente de créer alors des bases sous terre, sous la mer, sous les volcans. Mais Procyon devance désormais tous les plans en créant des engins permettant à Goldorak de se mouvoir dans tous les éléments : Alcorak pour l’air, Vénusiak pour l’eau, Fossoirak (que pilote Phénicia) pour creuser la terre. Comment tout cela se finit ? A votre avis… Allez, je vous donne un indice : c’est les gentils qui gagnent ! Goldorak n’a pas marché au Japon. pourquoi ? Certainement parce que le concept n’était pas nouveau. Ou bien encore parce que le caractère taciturne d’Actarus tranchait avec les canons du héros d’alors. Dommage, parce que cette série méritait en son temps de devenir culte.

httpv://www.youtube.com/watch?v=tW8JKCouIA4

Que vaut vraiment Goldorak ? Difficile de le sire de manière objective. Evidemment, la série est devenue obsolète par de nombreux points. Mais elle est restée une série culte pour beaucoup, dont moi. On peut tout de même regretter que le série n’ait pas été plus approfondie, voire moins longue, afin de compiler toutes les bonnes idées présentes au fil de la série. Mais bon, je ne suis pas objectif….. Le jour où Dynamic Visions se décidera ENFIN à sortir la série, maintenant le procès entre Gô Nagaï et la TOEI fini, jetez-vous dessus. Histoire de conserver LA série qui nous a permis à tous ici de découvrir l’animation japonaise.

Duke Fleed (publié la première fois le 12/03/2001)

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