Pourquoi les jeux vidéo nous font-ils autant vibrer?

2010 était in-considérablement l’année de la bataille des manettes. Lorsque la Wii est arrivée, elle a révolutionné notre façon de jouer. Mais très vite, Sony et Microsoft ont senti eux aussi le filon manquant à leur machine. Ok, c’est beau, c’est fluide et c’est made in HD. Mais la Wii écrase littéralement ses concurrents pour une simple et bonne raison: le plaisir de jouer. Revenons sur l’histoire des sensations à travers les périphériques.

  1. La naissance d’une manette.

Il faut l’avouer, depuis Pong d’Atari, les manettes ont sacrement upgradé. Pour nous, la première « vraie » manette sera sans nul doute celle de la Nes (Famicom) avec sa croix directionnelle hyper solide et bien conçue, ses 4 boutons (A, B, Select et Start) et son câble assez long pour permette de jouer à une distance supérieure à 30cm de l’écran de télé couleur flambant neuf de papa. Pour la première fois, nous n’avions pas un gros joystick qui faisait de gros « CLICK », mais un p’tit bout de plastique moulé qui tenait aux creux de nos mains.

2. La naissance du sans fil.

Après une foule de manettes, de joysticks, et de périphériques plus ou moins extravagant; je me souviens que les constructeurs se sont mis en tête de vouloir créer du sans-fils. « Non au cordon ombilical! ». On avait alors le droit à de drôles de manettes Snes ou Megadrive, souvent équipées d’une petite coque rouge semie-transparante laissant entrevoir deux LED infra-rouge. Combinée à un récepteur posé proche du téléviseur, vous étiez sensés pouvoir jouer « à distance ». Hélas, la construction de ce genre de périphériques étaient très aléatoires et souvent très « cheap ». Ça marchait, ça marchait plus, sans explications.. et au final.. ça finissait tout en bas à droite, dans le dernier tiroir de votre bureau. Celui qui enferme déjà de nombreuses rallonges, adaptateurs secteurs et cd de drivers de votre imprimante jetée il y a 3 ans.

3. La naissance de l’analogique.

Puis la croix directionnelle laissa place petit à petit à de mini-joysticks analogiques (poussé par l’arrivé de la 3D). Souvenez de l’Ovni présenté par NINTENDO pour sa Nintendo 64. Une manette tricorne avec en son centre, un drôle d’appareillage, mais aussi Sega, avec sa manette nouvelle génération pour Night into Dream sur Saturn déjà! Ces derniers poussèrent la déclinaison en améliorant rapidement les performances de l’analogique pour la regretté Dreamcast. Et enfin, sur Psone et Ps2, les premières manettes à doubles joysticks analogiques apparurent.

4. OMG, je vibre!

Plus ou moins en même temps que l’analogique, apparu la vibration. Un kit d’extension à la manette de la N64 et l’immersion dans les jeux vidéo n’en était que plus forte. Rappelez-vous de Zelda Ocarina of Time (pour trouver des secrets) ou de Starfox 64 (secousses et action renforcées)!

Très vite, l’idée séduira les confrères, qui lancèrent l’extension sur Dreamcast (avec le Vibration « Rumble » Pack), et de mini-moteurs directement intégrés à la manette de la PS2.

Ensuite on a le droit à des technologies très pointues empreintée au monde réel pour plongé le joueur encore plus dans sa réalité virtuelle, comme les volants à retour de force (le fameux volant forcefeedback de Microsoft), les manches à balais pour Flight Simulator ou les doubles joysticks pour simulation de Tank ou de combats aérien. Enfin, le plus incongru des périphériques, restera peut être l’extension à but purement orienté pour la masturbation du jeu REZ adapté sur PS2. Un jeu de rythme, des vibrations qui grandissent, dieu que c’est bon le jeu vidéo!

5. Les sensors

Nintendo lance son nouveau bébé, la Nintendo Wii. Un concept que ne se présente plus grâce au couple de plusieurs technologies. En un seul périphérique, on peut viser sur l’écran, bouger sa manette pour interagir avec le jeu (les fameux sensors), le tout, sans fils en bluetough s’il vous plais.

Ok c’est parti, on va mettre des « sensors » partout. Dans les téléphones portables (HTC et Iphone étaient les premiers je pense), dans les tablettes tactiles, dans les manettes… Ces petites bêtes là aime beaucoup Newton et sa théorie de la relativité.

La PS3 copiera clairement son concurrent à la casquette rouge, avec son PS Move… mais le géant américain suivra sa propre route, par l’image.

    6) Les webcams

Depuis presque une 10ene d’année maintenant, existe des jeux et des logiciels compatibles avec des webcams. Grâce à un logiciel de reconnaissance de mouvements, on peut se retrouver propulsé dans le jeu. Alors forcément, c’est assez aléatoire et tout dépend de la luminosité ambiante… Microsoft ira plus loin, et lance fin 2010 son Kinnect. Sous ce nom obscure se cache un joyau de la Sillicon Valley. Une combinaison de deux caméras avec détection de mouvements, détection de surface et pouvant d’appliquer à 2 joueurs simultanément. Microsoft invente le jeu vidéo, sans manette.

Flight Simulator official controller

Pour conclure, on pourrait facilement faire un musée des

périphériques tellement les constructeurs ont été prolifique ces 30 dernières années. Je n’ai pas parlé des périphériques dédiés (comme les micros, les souris, les jeux de musiques avec guitare, batterie, piano, tambours de Taiko no Tatsujin, les gros boutons de Pop’n'Music, le fameux all in one de Steel battalion ou encore les stick arcades) car l’article m’aurait prit 6 mois de recherche.

Chaque console est directement reliée (au sens propre et figuratif) à son périphérique original:

  • 8bit 2d = croix directionnelle
  • 16bit 2d= croix directionnelle + ajout de bouton
  • 32 bit 3d= analogique et besoin d’encore plus de boutons
  • 64 et 128 bit= analogique et besoin d’encore-encore plus de boutons + ajout de la vibration + sans fils, + + +…)
  • Wii + PS Move= pouvoir jouer avec retranscription du mouvement réel à l’écran
  • Kinnect= jouer sans manette

    La manette de jaguar…. OMG!

Si la Jaguar avait eu une vraie manette, « peut-être » aurait-elle connue un plus grand succès? Car final, elle n’avait rien de bien de cette manette pour le type de jeu développé (Deux processeurs de 64bit = jeux en 3D = manette analogique…)

D’ailleurs, certains jeux demandent des périphériques dédiés. Pourquoi? Pour le plaisir, l’interaction, le réalisme et le besoin d’être encore plus à l’intérieur du jeu… la réalité virtuelle, ça fait 20 ans qu’on en parle, mais on ne joue toujours pas avec un casque sur la tête et une paire de gants ultra-violet.

Finalement, le joueur, à besoin de boutons. C’est l’interaction avec le physique (une manette dans la main, une souris, un clavier, etc.) qui donne du plaisir dans un jeu (tout comme un jeu de plateau). En fin de compte, bouger et faire le con les yeux fermés avec votre imagination vous donnera autant de plaisir qu’une Kinnect non? Encore faut-il avoir de l’imagination, sinon, mettez vous à lire.

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