Amy [ Test PS3 ]

Dans les années 90, Paul Cuisset au sommet de son art comptait énormément de fans dans l’hexagone. Philippe Ulrich, Eric Chahi, Michel Ancel et Paul Cuiset étaient nos mousquetaires du « jeu vidéo à la french touch ». 20 ans après Operation Stealth, Croisière pour un cadavre et Flashback, Paul Cuiset se remet aux commandes d’un jeu d’action/aventure nommé Amy. Initialement j’ai appris que le jeu devait être réalisé par l’équipe d’Heavy Rain et que le projet était très ambitieux. Malheureusement, la conduite du projet s’est mal déroulée, et l’équipe a été fortement réduite. Mais qu’est ce que c’est AMY?

 

Un train, deux filles et puis Boom:

Nous ne savons pas vraiment bien dans quelle époque le jeu commence, ni dans quel pays. Première note amusante pour un jeu français lorsque le jeu débute, il est en anglais intégral dans les voix. Nous sommes à bord d’un train où nous incarnons Lana, une femme blonde et fine, qui a sans doute la trentaine, semblant organiser seule le départ prématuré d’un centre de recherche d’une petite fille à l’apparence normale mais intérieurement très troublée. Entre autisme profond et choc psychologique. Cette petite fille prénommée Amy ne peut pas parler mais semble très attachée à vous. La fuite du centre semble bien se dérouler, jusqu’à l’explosion dans le ciel d’une immense boule de lumière.. Le train fini sa course péniblement dans le gare, déraillant de sa trajectoire et percutant de plein fouet le décor so british de cette dernière.

L’accident vous a fait perdre connaissance, et vous vous retrouvez seule! La petite Amy n’est plus dans votre cabine, ni votre wagon. « AAAMmmyyyyyyyy!! » crira la jeune femme désespérée que vous êtes. Car la disparition de la jeune fille n’est pas le seul élément de panique. La gare où vous avez échouée est remplie de mutants-zombies. Ainsi l’histoire torturée et remplie de mystère d’Amy commence.

Prends moi la main, et tu me sauveras:

Les deux jeunes femmes sont indissociables l’une de l’autre. Amy, la fillette, a besoin de Lena (vous) pour avancer dans ce monde hostile et ravagé. Vous, la belle Lena, vous avez tout intérêt de prendre soin de votre petite protégée pour la simple et bonne raison qu’on ne devient pas zombie par morsure ou par toucher.. On le devient par contamination direct avec l’environnement. Plus vous errez dans les couloirs, et plus vous allez vous auto-contaminer. Mais si la jeune fille vous colle les basques, vous aurez l’opportunité de pouvoir visiter à votre gré les environnements du jeu. Parlons un peu de ces derniers d’ailleurs. Les textures sont assez belles, mais malheureusement trop répétées.. Les changements de décors sont très (trop) rares, ce qui donne une impression assez désagréable de ne jamais vraiment avancer.. Le charadesign des humaines est tout à fait correct, mais l’animation est déplorable. On nous a confirmé qu’ils ont eu les moyens nécessaires pour faire la MotionCapture des mouvements pour le jeu et ses cinématiques, et très sincèrement, on a de la peine à y croire.

 

Des signes étranges jalonnent les murs, à vous de les relever avec l'ardoise magique d'Amy

 

Des pouvoirs, une Led et … transformation?

Au cours de votre périple, vous pourrez vous équiper d’une sorte de LED verte, orange et rouge qui vous permet en un coup d’oeil de sonder le terrain pour en connaître son degré de contamination. D’étranges flaques de slim rougeâtres sillonnent le sol, à vous de les éviter ou de passer en plein dedans.. Passage en force qui ne fera qu’aggraver votre état déjà fragilisé par le virus… tout doucement votre vision se troublera, vos oreilles siffleront. Puis vous entendrez des voix, des chuchotements vous appeler. Les tâches de sang, les traces de pas et toutes traces d’ADN normalement invisibles vous apparaîtront soudainement.. puis.. la mort. Vous êtes devenu une femme zombie pendant un laps de temps, mais votre corps n’est pas compatible avec ce dernier. Et rester à l’état de zombie n’est pas possible. D’où le fait de s’injecter ponctuellement des antidotes, ou de prendre tout simplement la main de notre chère Amy.

 

Séquence Vidéo 2nd-impact:

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Voici une petite vidéo made in 2nd-impact de 6 min de gameplay du 2ème Chapitre D’Amy. Au programme: gros monstre, placard à la Metal gear Solid et une petite fille qui a peur. Le stress du placard est réel.. Un bon point.

 

Le Reste:

Amy aurait pu être un hit, une bombe, un petit bijoux vidéoludique. Son scenario complexe, ses idées de pouvoirs incroyables, la contamination en zombie qui vous fait entendre des voix et voir l’ADN sont des bons points qui ne laissent  pas le joueurs curieux indifférent. Malheureusement la rigidité du gameplay et des animations, le frame rate qui pique des crises, la difficulté mal dosée et les zombies « non-effrayants » en font un Survival Horror old school avant l’age. Un nanar du jeu vidéo gâché par une mise en scène farfelue. A moins que le monde d’Amy soit aussi fou que ses joueurs? Ajoutons que pour un jeu français, il est étrange de voir que le jeu ne soit pas doublé dans la langue de Molière.

 

 La Note:

 

Scénario: 55/100
Esthétique: 35/100
Son:

65/100

Gameplay: 15/100
Intensité et sensibilité: 50/100
Note Finale: 38/100

 

Vous pourrez aimer si vous avez aimé: Une intrigue psychédélique, jouer avec de gros bugs, Alone in the Dark 1,2 et 3, Silent Hill, Dragon Head (le manga), The Road (le film) et Je suis une légende (le film).

Vous allez détester si vous chercher: la jouabilité d’Uncharted ou d’Assassin Creed, une histoire solide, recommencer tout quand vous perdez juste avant la fin d’un chapitre par une pichenette d’une bébé-zombie.

 

2 étoiles pour un jeu au potentiel énorme mais qui a ses faiblesses

 

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